Petrognatha gigas
Petrognatha gigas - (Fabricius, 1792) - (Cerambycidae) - Scarabée longicorne géant africain
Synonymes
Petrognatha - (genre)
Répartition géographique
Map
Taille
Dimorphisme
Reproduction
Statut IUCN - (RedList)
Voir aussi - (externe)
Date de dernière mise à jour : 06/06/2018
Commentaires
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Je viens de vois cet insecte pour la première fois sur un arbre dans maison et je l'ai mis dans l'eau pour voir si elle peut résister à l'eau mais grande est ma surprise de le voie nager.
Je n'avais jamais vue ni entendu parler de sa -
Un commentaire sur votre description du Petrognatha Gigas, que j'ai connu... et fréquenté lorsque j'étais plus jeune.
Né en 1942, je vais bientôt atteindre mes 76 ans, mais j'ai encore le souvenir vivace de cet animal, et j'aimerais vous en dire les circonstances.
Dans votre article, vous donnez comme répartition géographique l'Afrique Centrale, en particulier l'Ouganda, et aussi le Congo ou le ZaÏre.
Or j'étais au début des années 1950 au Sénégal, à Dakar, et il y avait des Petrognatha Gigas en quantité.
J'ai fait deux années scolaires, de septembre 1953 à juin 1955, au Lycée Van Vollenhoven de Dakar, aujourd'hui Lycée Lamine Guèye. Je n'habitais pas très loin et j'allais au Lycée à pied. Je passais ainsi tous les matins sur une avenue qui porte aujourd'hui le nom de Nelson Mandela. Cette avenue était bordée d'arbres magnifiques de la famille des Ficus, qui portaient de longues racines aériennes, comme le Banyan, ou le Ficus Elastica, ou bien le Ficus Macrophylia. Ces arbres, adultes, formaient une double rangée décorative magnifique de part et d'autre de l'avenue. Mais ils étaient habités par des Petrognatha Gigas, dont les larves creusaient leurs tunnels dans les troncs, ce qui à force les faisaient mourir.
À quelques centaines de mètres du Lycée, dans l'angle formé par les avenues qui portent aujourd'hui les noms de Nelson Mandela et Jean XXIII, se trouvait l'IFAN - Institut Français d'Afrique Noire - qui en 1966 fut retoqué "Fondamental" en lieu et place de "Français" tout en gardant les mêmes attributions (aujourd'hui encore, il existe à cet emplacement un Musée de l'IFAN). Le département des Sciences Naturelles était préoccupé par la présence de ce coléoptère géant, fort nuisible aux belles rangées de ficus qui décoraient cette avenue devenue Mandela, et peut-être d'autres avenues en ville. Ainsi, l'IFAN offrait une petite somme en Francs CFA pour tout Petrognatha apporté vivant. Pour les jeunes adolescents que nous étions, c'était une façon très honnête et très ludique de se faire un peu d'argent de poche !
Le Pétrognatha a beau se camoufler de façon très efficace - mimétisme de sa robe avec les tons de l'écorce de l'arbre, antennes se confondant avec les racines aériennes - nous fîmes rapidement l'éducation de notre regard pour les repérer. C'était bien amusant, et jusqu'à un certain point, lucratif !
Je ne sais pas si cela a pu aboutir à l'éradication de l'animal sur l'avenue Mandela, et à la perrenité des ficus qui la décoraient... Mais je voulais vous livrer ces souvenirs, qui pourraient vous inciter à réviser le paragraphe de la répartition géographique.
Respectueusement - et cordialement - vôtre,
Jacques Rouet
Merci pour vos commentaires et anecdotes ; c'est avec plaisir que j'ai rédigé une petite mise à jour ;)
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